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13/05/2011

Ma bibliothèque - 1

A mesure de mes lectures et de mes découvertes livresques, je décrirai dans mon blog ces ouvrages qui me passionnent, qui m'énervent, qui m'interpellent, qui me "gonflent"... Bref, tous ces livres papier que l'on a toujours tant plaisir à manipuler, à poser sur le sable, à annoter, à méditer.

Cosmologie

cosmologie, elisa, brune, provence, trou noir, métrique, peyrescq, universQuand un cosmologiste rencontre un autre cosmologiste, de quoi parlent-ils ? De l'Univers, de son infinitude ou pas, de sa naissance, de ses rebondissements, de son avenir, de son existence même.  La cosmologie est la science qui décrit l'Univers, dont nous sommes issus, en tant qu'objet physique. Depuis Aristarque de Samos jusqu'à la nouvelle génération actuelle, ces scientifiques ont pour mission de penser, de calculer, de décrire l'immense royaume qui, des quarks aux amas de galaxies, nous entraîne dans sa course follle depuis plus de 13,7 milliards d'années [ça va, comme ça, le lyrisme ?]

Peyrescq, un superbe hameau lové dans les Alpes-de-Haute-Provence, accueille chaque année une vingtaine de ces énergumènes, qui agitent les concepts et les équations comme vous touillez une macaronade. Elisa Brune (1), journaliste et romancière, y a passé une semaine avec ces gugusses bizarroïdes en short, ainsi qu'avec une équipe de documentaristes pour en faire un reportage à vendre à une chaîne de télévision.

Elisa a découvert ainsi : 1- que les cosmologistes peuvent parler comme chacun d'entre nous pour décrire leurs recherches; 2 - que ces hommes et femmes se tiennent aussi bien à table que devant leur tableau noir; 3 - que loin des colloques officiels, les débats sont souvent rieurs ou impétueux; 4 - que leurs recherches sont aussi enthousiasmantes que la découverte du pôle Nord; et 5 - qu'il est quasiment impossible de vendre un tel sujet à une chaîne, car le sujet n'est pas jugé assez grand public ou même "sexy".

Peu importe. Ce petit livre réédité, dont la première édition date de 2003, utilise un langage assez subtil pour entraîner le lecteur dans les arcanes de cette science en pleine effervescence, sans une équation et avec la force des images qu'il génère dans le cerveau des lecteurs... Même si, pour l'instant, aucune TV n'a voulu de cette plongée. Comme si certains producteurs et dirigeants de chaîne avaient trop peur d'avouer qu'ils s'y noieraient, en mettant en avant leurs chers télespectateurs...

"Le goût piquant de l'Univers", Elisa Brune, 192 pages, éditions Poche Le Pommier, 11 mai 2011.

(1) www.elisabrune.com/home

ASTRONOMIE

Chaque année depuis 1995, Guillaume Cannat délivre une feuille de route aux amoureux du ciel et auxastronomie, guide, ciel, guillaume, cannat, livre, instruments, dobson, planètes, galaxies, conjonction, éclipse, comète astronomes amateurs : cela s'appelle Le Guide du Ciel. Pour la grande promenade de juin 2011 à juin 2012, Guillaume explique les phénomènes astronomiques au jour le jour, les phénomènes des satellites de planètes, les phases lunaires, les comètes et les astéroïdes, les observations à ne pas manquer - tel le passage de Vénus devant le Soleil début juin prochain, pour la dernière fois avant le XXIIe siècle...

Pour ce faire, Cannat travaille en artisan, avec des amis, des passionnés et des logiciels qui lui permettent de tracer des cartes célestes vivantes, des diagrammes très explicites. Il ne manque plus que les draperies mouvantes des aurores polaires, le ballet animé des comètes du nuage d'Oort. Ce qui viendra peut-être dans une édition numérique ?

* "Le guide du ciel 2011-2012" et "Le guide du ciel - Les instruments et le guide de l'astronomie de loisirs", Guillaume Cannat, 350 pages et 128 pages, amds éditions, 2011.

 

21/03/2011

M 63, la galaxie du Tournesol

Juste un petit clin d'oeil venant du cosmos, à propos du nom que j'ai donné à mon blog - à la Rédaction, tout le monde m'a surnommé Professeur Tournesol depuis longtemps... et c'est bien agréable !

Astronomie, galaxie, Messier, M 63, tournesolVoici donc M 63, la galaxie dite du Tournesol !

A 37 millions d'années-lumière de la Terre, cette galaxie de type Sb forme un groupe de galaxies autour de M 51, la célèbre double galaxie de la constellation des Chiens de Chasse (Canes Venaticorum).

On peut l'observer avec une bonne paire de jumelles et la photographier avec un appareil - APN ou argentique -, fermement fixé au foyer d'un télescope d'au moins 150 mm de diamètre.


27/02/2011

La Terre, planète aux anneaux

Non, je ne me suis pas trompé.

Regardez plutôt cette courte et fascinante vidéo, réalisée par Roy Prol sur logiciel 3 DS Max(R) 9. Elle introduira le sujet qui nous occupe aujourd'hui : que se passerait-il si, comme Saturne, la Terre - dite la planète bleue - avait des anneaux ?

Cette interrogation n'a rien d'une hypothèse d'école, puisque cela a déjà eu lieu.

Il y a 4,5 milliards d'années - soit environ 42 millions d'années après la formation de la Terre -, un planétoïde de la taille de Mars la percute quasiment de face. Alors que les coeurs des deux astres fusionnent, astronomieun immense nuage de débris se place en orbite autour de la nouvelle planète (Illustration : Musée national de l'air et de l'espace, Washington).

Une partie des roches se consume en rentrant dans l'atmosphère, une autre est éjectée vers le système solaire. Guidé par la force gravitationnelle, le reste s'agrège lentement en ce que nous nommons la Lune. Depuis, elle s'éloigne de nous d'environ 3 à 5,8 cm par an.

Que se passerait-il si la Lune ne s'était pas formée, si des anneaux avaient investi l'orbite équatoriale ? Au-delà de la beauté du spectacle, avec des murs célestes lumineux ou des éclipses, l'espèce humaine n'aurait jamais pu s'élancer à la conquête de l'espace. D'abord, les satellites géostationnaires n'existeraient pas. Ils sont placés dans cette bande équatoriale, à l'altitude des anneaux. Donc, pas de télécommunications, ni de satellites-espions, ni de station spatiale, ni d'engins d'étude de la Terre.  De plus, même l'envoi de sondes vers les planètes eut été impossible.

Finalement, la Lune a résolu tous nos hypothétiques problèmes. Des rovers se déplacent à la surface de Mars depuis 7 ans maintenant, la construction de la station spatiale se termine cahin-caha, chacun peut appeler les quatre coins du monde via un satellite... Et lorsque l'on sait que la présence de la Lune stabilise notre planète en l'empêchant de rouler sur elle-même tous les 150 millions d'années, on se prend à spéculer sur l'aventure même de la Vie en son absence.

Comme quoi, les chocs les plus violents portent des conséquences parfois bénéfiques.